Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 20:42

Des fils RSS dans nos bibliothèques …. mais pour qui ?

janvier 12, 2009 par Lionel Dujol

Les discussions de couloirs lors des dernières Rencontres d’Autrans m’ont convaincu d’une chose : tous les services estampillés 2.0 sont compris et utilisés par une minorité éclairée d’internautes. Pour preuve les nombreux étudiants en communication présents à Autrans - la fameuse génération Y  -  ont avoué  très peu utiliser tous ces outils dans leur travail de veille informationnelle ou de mise en réseaux de la connaissance. Ce que nous appelons le web 2.0 est à leurs yeux le web tout court - et ils ont bien raison sur ce point - et son usage est essentiellement ludique. Nous échangeons sur les fils rss et je leur demande si ils les utilisent; leur réponse est sans équivoque : “bof !” Légère douche froide sur ma tête de bibliothécaire zhybride qui est sur le point de proposer une feedothèque aux usagers de ma bibliothèque.

Encore une fois, et il faut me se  le répéter régulièrement, l’usager internaute 2.0 n’est pas là. Ainsi, il y a de fortes chances que les fils rss que  nous essayons de déployer sur nos portails de bibliothèque ne concernent en fait qu’une petite minorité de nos usagers en ligne. Une récente étude publiée par Forester indique que seul 11 % des internautes ont adopté les flux RSS avec une croissance d’ à peine 2 % sur ces trois dernières années.  Il y a donc là un grand écart : nous défendons les fils rss sur nos services en ligne et nous constatons que cet outil ne séduit pas l’internaute usager. Je me demande si au final nous ne reproduisons pas les mêmes travers que nous condamnons : ne pas prendre l’usager pour ce qu’il est et le considérer pour ce qu’il devrait être ….

Nous devrions garder en mémoire la formule de Musser et O’Reilly : “la simplicité entraine l’adoption” dans l’élaboration de nos services en ligne. Proposer une page sur laquelle nous listons les fils rss proposés par la bibliothèque n’est pas suffisant. Car elle ne satisfera que la petite minorité d’usagers privilégiés et aguerris aux flux. Bien évidemment nous nous devons d’accompagner l’usager vers ces outils de syndication. A romans sur isère, nous allons travailler à la réalisation de petits tutoriels vidéos expliquant comment utiliser les fils rss de notre catalogue. Mais là encore ce n’est pas suffisant. Nous devons aller plus loin et donnés accès à  certains flux rss de nos portails à des usagers qui partent en courant dès que nous prononçons les mots agrégateur, syndication ou RSS. Cela pourrait être les fils RSS des nouveautés par genres via un widget embarqué sur le site , ou encore un univers netvibes dédié. Du fil Rss sans s’en rendre compte, sans forcément savoir comment cela fonctionne.

Je le répète souvent dans mes interventions, les services 2.0 hybrides de bibliothèque ne créent pas de générations spontanées d’usagers 2.0 hybrides, ni de bibliothécaires 2.0 hybrides d’ailleurs. A nous d’expliquer, d’accompagner, d’animer et de proposer des services avec des parcours adaptés….c’est une évidence et mine de rien on l’oublie vite !

 

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Par Veille licence pro - Publié dans : Web 2.0 et bibliothèques
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 11:01

Ce billet publié par Bertrand Calenge sur son blog est une réflexion sur l'évolution des rôles d'éditeur et de bibliothécaire par rapport au livre numérique.

 

L'article, publié le 9 janvier 2009, est ici reproduit en intégralité.

 

Editeurs (et bibliothécaires) face au numérique

 


Même si d’augustes haruspices prédisent ici la fin du livre, là l’éclosion de nouvelles formes de lecture (y compris des lectures de textes sur écran), enfin la ré-émergence du livre à travers des tablettes, je ne me sens pas d’humeur à la futurologie. Trois points m’intéressent, ce qui est produit, les usages qu’on a pu constater auprès de la population, et le service qu’on peut construire avec tout cela.


Sur la production, il y a peu à dire. Longtemps, les éditeurs ont été les têtes chercheuses de l’innovation dans les contenus, même si un Proust a du batailler pour se voir publier. Ils ont été références autant que filtres, et cela a plutôt été bénéfique pendant des décennies voire des siècles. On a l’impression aujourd’hui que la question des contenus les intéresse beaucoup moins, en les voyant investir le marché numérique dans un esprit soit très protectionniste (DRM, formats dédiés, déni de négociation avec d’autres acteurs adeptes de modèles économiques fondés sur l’accès à des corpus plutôt que sur la vente de supports), soit innovants à tout crin ou plutôt enfourchant toute opportunité de monnayer leurs contenus à travers des alimenteurs de liseuses ou iPods. Dieu merci, il reste des éditeurs dignes de ce nom mais, même si nombre de producteurs ont plusieurs cordes à leur arc, peut-on décemment conserver la même appellation pour ces différentes postures ? Produire de l’information publiée, c’est tout autant mettre en ligne un  texte libre de droits que tenir un carnet intime sur Internet ou qu’emballer en PDF un roman conçu par son auteur pour être un livre imprimé et feuilletable… Novovision prédit volontiers la fin des journalistes, anciens porteurs de la réalité cachée, mais il pourrait tout autant prédire la fin des éditeurs, ces autres ‘dénicheurs-filtres-metteurs en forme’ !
Dans ce contexte, la production de livres imprimés (je n’ose dire l’édition) est folle, essayant de se mettre au diapason de l’abondance d’information offerte au citoyen connecté : un collègue me disait que l’office sélectif de la rentrée 2009 (sur moins d’un mois) pour le seul secteur des sciences humaines comportait plus de 1 000 titres ! Bonjour les forêts. Bonjour notre capacité de sélection !


En ce qui concerne les usages, demain, en plus des livres (qui survivront largement, si, si, notamment avec toutes les oeuvres de création adaptées à celui-ci !), nous allons avoir affaire à des péta-octets de données numérisées pour lesquelles l’accès se fera majoritairement à travers des moteurs de recherche de plus en plus perfectionnés. Seulement - vous avez remarqué ? - ces moteurs fonctionnent selon des algorithmes certes sophistiqués mais qui se contentent de renvoyer une succession de résultats indépendants, même si certains tentent des associations (comme Kartoo, que j’aime bien pour son concept… mais dont évidemment je ne me sers jamais dans une recherche non ludique…). Le seul itinéraire possible est guidé par les liens hypertexte présents dans les pages de résultats… Ce n’est pas mince, mais l’errance est ralentie à proportion de la masse de ces résultats… et de l’algorithme de pertinence adopté par le moteur.


Passons aux bibliothécaires. La façon dont les éditeurs abordent ce nouvel univers montre leur réticence à abandonner leur modèle économique : leur domaine est toujours celui de l’imprimé. Ce n’est pas nécessairement aberrant, mais le problème des bibliothèques n’est pas seulement le même. Je refuse et j’ai toujours refusé l’idée largement répandue selon laquelle bibliothèques et éditeurs seraient unies par un lien fusionnel dans une mythique chaine du livre. Les évolutions contemporaines me confortent dans ce jugement : non, Kindle ne m’intéressera pas parce qu’un jour Gallimard décidera de vendre ses livres via ce support. Ce qui m’intéresse, c’est ce qui peut informer, émouvoir, former, passionner, interloquer la population  dont “j’”ai la charge.  Pour cela, je puise dans les réservoirs d’information afin de les transformer en opportunités de connaissance. En 2009, je dispose des éditeurs - sans aucun doute-, et ils restent inestimables pour les livres, mais je dispose aussi du flux d’Internet : et face à ce dernier, ne sommes-nous pas, nous aussi, dans une position d’éditeur, donc en définitif de sélectionneur, de filtre, de promoteur ?


(Parenthèse : dans ce contexte le rattachement aux “métiers du livre” des formations aux métiers des bibliothèques me parait nuisible ; on devrait former aux métiers de l’information, ou plutôt aux métiers de la transmission de la connaissance, comme en Suisse ou au Québec qui associent documentalistes, archivistes, bibliothécaires…. J’y reviendrai)


Dernier point que je livre à votre réflexion : certes, l’éditeur ne se contente pas de filtrer et de promouvoir, il met en forme, corrige, inscrit l’oeuvre dans un contexte éditorial donné. Mais le bibliothécaire peut-il se contenter de “donner accès à Internet” ? Ce flux indistinct et passionnant disponible sur le web, il va bien falloir lui donner du sens, lui construire des ‘corpus de connaissances’ là où les moteurs se contentent de fournir des apparentements statistiques. Et là nous allons inventer une nouvelle face de notre métier : mettre en forme des données électroniques ou numérisées, associer des partenaires à leur enrichissement, inventer - en même temps qu’avec les imprimés dont nous disposons -… de nouvelles politiques documentaires en même temps qu’on proposera peut-être de nouvelles collections… virtuelles.


Un travail de bibliothécaire-éditeur ?

Par Veille licence pro - Publié dans : Le numérique en bibliothèques
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 18:58

Inspirée du "Ask a Librarian" des bibliothèques anglosaxonnes, un service de question / réponse voit le jour au sein de bibliothèques parisiennes, sur le modèle du Guichet du savoir à la BM de Lyon ou encore de Label des SCD Bretagne et Pays de Loire. Cette information a été publiée  en ce début d'année sur Actualitte.com.


"Rue des Facs : des bibliothèques parisiennes répondent aux étudiants et chercheurs
Un site qui propose un service de question réponse à distance.

Le site Internet Rue des Facs est un nouveau service proposé par un regroupement des principales bibliothèques parisiennes (notamment Paris 1, 2, 3, 4, 5 mais aussi Sainte-Geneviève, Cujas, Jussieu ou encore celle de l'Institut National d'Histoire de l'Art). Il vise à permette aux étudiants ou chercheurs qui fréquentent habituellement ces établissement physiques de poser directement leurs questions au personnel sans avoir à se déplacer.

Les bibliothécaires garantissent une réponse dans un délai maximum de 72 heures. Votre échange avec la bibliothèque pourra ensuite être intégrée à une base de données qui permettra de faire une recherche pour savoir si la question que l'on se pose n'a pas déjà sa réponse sur le site.

Ce service proposé par les bibliothèques parisiennes est ouvert à tous même s'il est prioritairement destiné aux étudiants et chercheurs. Cette interface répond aux nouveaux challenges que doivent relever les bibliothèques dans les prochaines années.

Cette plate-forme permettra une meilleure valorisation des ressources disponibles tout prenant mieux en compte les changements de modes de vie. Ce service s'adapte aux habitudes des étudiants qui fréquentent plus leur ordinateur que les bibliothèques. Par le regroupement d'un grand nombre de bibliothèques, il permet également une mutualisation extraordinaire des moyens. Pour l'instant, ce service n'en est qu'à ses débuts."

 


Par Veille licence pro - Publié dans : Web 2.0 et bibliothèques
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 19:57

Lirécouter

Florence Hinckel

Le prix Ados de Rennes est un événement annuel qui permet aux jeunes voyants et non-voyants de voter pour le livre qu’ils ont préféré parmi une liste de 10 titres.

Pour que cela soit possible, le GIAA, Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes, a enregistré chacun de ces dix titres sous le format Daisy (Digital Accessible Information System). Importé du Canada en France pour la 1re fois en 2004, il constitue un nouveau format d’enregistrement élaboré à partir du format MP3 (...)


 

Cliquer ici pour consulter l'article en texte intégral

Par Veille licence pro - Publié dans : Publics empêchés
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 16:45
Comment suivre facilement toute l'actualité de ses sites préférés sans avoir à les consulter un à un ?
Le flux RSS est un moyen efficace de faire parvenir l'information à soi-même. Articles, dossiers, brèves, nouvelles acquisitions, alertes ... passent par les flux RSS générés par les bibliothèques.

 Illlustration en exemple avec ceux proposés sur le portail documentaire de l'UPMC en cliquant ici.




Par Veille licence pro - Publié dans : Web 2.0 et bibliothèques
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  • : Ce blog propose de regrouper des articles au sujet des nouveaux services proposés en bibliothèques, glanés ça et là sur la toile. Les articles publiés sont le fruit d’un travail de veille sur trois catégories de nouveaux services en bibliothèque : liés au Web 2.0, aux « publics empêchés », et au numérique. Les dates des articles indiquées sur le blog sont celles de leur parution d’origine.
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